QCM Communication

C02 du CCA

Domaine C02 du guide DGAC

Phraséologie, alphabet, briefings. 58 questions sourcées, dont 8 en découverte gratuite. Niveau facile.

Ce que l'examen vérifie

Les notions que le guide DGAC de l'examen théorique (version du 1er décembre 2025) attend pour ce domaine.

  • Langue et terminologie, communes
  • Capacité à communiquer efficacement, verbalement et gestuellement
  • Techniques de communication entre :

Fiche de révision : Communication

Le module Communication du CCA porte sur la phraséologie normalisée de l'OACI, les règles de communication à bord (cockpit stérile, interphone, PA, mégaphones) et les procédures d'information des passagers et de notification des événements de sécurité.

Alphabet phonétique et prononciation normalisée OACI

  • Alphabet radiotéléphonique international OACI (Alfa à Zulu) : 26 mots-codes normalisés pour épeler sans ambiguïté.
  • "Alfa" s'écrit avec un f (pas "ph") pour rester prononçable correctement par des non-anglophones.
  • "Juliett" s'écrit avec deux t pour éviter qu'un locuteur francophone ne rende le t final muet.
  • Chiffres à prononciation imposée : 3 = "tree", 4 = "fower", 5 = "fife", 9 = "niner" (le suffixe distingue "nine" du mot allemand "nein", non).
  • Séparateur décimal annoncé "decimal" (ex : 118,5 se dit "un un huit decimal cinq").
  • A retenir : l'alphabet et les nombres OACI visent une compréhension universelle, indépendante de la langue de l'auditeur.

Repères temporels et langue commune

  • Le Temps Universel Coordonné (UTC), dit "Zulu" (suffixe Z), est l'heure de référence unique de l'aviation civile mondiale, ce qui élimine les fuseaux horaires locaux.
  • L'anglais est la langue commune des communications radiotéléphoniques internationales entre équipage et contrôle aérien.
  • La langue locale peut être utilisée avec les stations au sol qui la pratiquent, mais l'anglais doit rester disponible sur demande de tout aéronef.
  • A retenir : UTC/Zulu pour l'heure, anglais pour la langue, par défaut partout dans le monde.

Cockpit stérile et phases critiques

  • Le cockpit stérile interdit toute communication ou activité non essentielle à la sécurité pendant les phases critiques : roulage, décollage, montée, descente, approche, atterrissage.
  • Il s'applique en règle générale en dessous de 10 000 pieds, hors croisière.
  • Pendant cette période, un PNC ne transmet au poste de pilotage qu'une information relative à la sécurité du vol.
  • Durant les phases critiques, chaque membre d'équipage de cabine reste assis à son poste assigné, sans autre activité que celles requises pour l'exploitation sûre de l'avion.
  • A retenir : sous 10 000 pieds ou en phase critique, seule la communication liée à la sécurité passe vers le cockpit.

Principes d'une communication efficace

  • Collationnement (read-back) : répéter à l'émetteur les éléments clés du message reçu pour confirmer la bonne compréhension.
  • Écoute active : attention pleine au message, reformulation et vérification de la compréhension.
  • Obstacles fréquents : bruit de cabine, barrières linguistiques, stress, présupposés.
  • Compte rendu écrit (rapport d'incident, journal technique de l'aéronef) : consigne les faits pour l'analyse de sécurité et le retour d'expérience, pas pour sanctionner.
  • Notification obligatoire d'un événement de sécurité : délai maximal de 72 heures après en avoir eu connaissance.
  • A retenir : collation + écoute active limitent les erreurs, le compte rendu (72 h) nourrit la prévention.

Équipements de communication à bord

ÉquipementFonctionSeuil réglementaire
InterphoneLiaison entre membres d'équipage (cabine et poste de pilotage)Obligatoire si MOPSC > 19 sièges ou masse maximale certifiée au décollage > 15 000 kg
Public Address (PA)Annonces diffusées aux passagersObligatoire si MOPSC > 19 sièges
Mégaphone portatifGuidage des passagers en évacuation, alimenté par pilesAvion de MOPSC > 60 avec passagers : 1 par pont de 61 à 99 sièges, 2 par pont à partir de 100 sièges
  • A retenir : interphone = équipage entre eux, PA = équipage vers passagers, mégaphone = secours autonome sur piles en évacuation.

Communication avec les passagers et signaux d'urgence

  • Briefing et démonstration de sécurité avant décollage : ceintures (attacher et détacher), emplacement des issues, carte de consignes, oxygène et gilets de sauvetage lorsqu'ils sont requis (notamment survol d'étendues d'eau).
  • Carte de consignes de sécurité : pictogrammes compréhensibles quelle que soit la langue du passager.
  • Consignes lumineuses (ceintures) commandées depuis le poste de pilotage, sur décision du commandant de bord.
  • Commandements d'évacuation : brefs, assertifs, criés, répétés, accompagnés de gestes.
  • Signaux manuels d'urgence SERA : 4 signaux normalisés (évacuation recommandée, arrêt recommandé, urgence maîtrisée, feu) entre les agents du SSLIA et l'équipage, faits côté gauche à l'avant de l'aéronef.
  • A retenir : le message passager doit être vu (gestes, pictogrammes) autant qu'entendu, et le SSLIA communique par 4 signaux manuels codifiés.

Extrait gratuit

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Deux questions d'exemple

Le format de l'entrainement : une question, quatre réponses, puis l'explication et la source officielle.

Dans l'alphabet phonétique aéronautique de l'OACI, quel mot désigne la lettre L ?
  1. ALondon
  2. BLambda
  3. CLima
  4. DLincoln

Dans l'alphabet phonétique aéronautique normalisé par l'OACI, la lettre L se dit Lima. Ce code unique évite toute confusion entre lettres à la sonorité proche.

Source : OACI Annexe 10, Volume II, Chapitre 5 (alphabet phonétique)

Quelle est l'orthographe officielle retenue par l'OACI pour le mot désignant la lettre J ?
  1. AJulien
  2. BJuliette
  3. CJuliett
  4. DJuliet

L'OACI orthographie officiellement la lettre J 'Juliett' avec deux t. Cette graphie évite qu'un locuteur francophone ne considère le t final comme muet et garantit une prononciation correcte dans toutes les langues.

Source : OACI Annexe 10, Volume II, Chapitre 5 (alphabet phonétique)