QCM Survie (terre et mer)

C09 du CCA

Domaine C09 du guide DGAC

Lots de survie, amerrissage, signalisation. 61 questions sourcées, dont 8 en découverte gratuite. Niveau moyen.

Ce que l'examen vérifie

Les notions que le guide DGAC de l'examen théorique (version du 1er décembre 2025) attend pour ce domaine.

  • Principes de survie en environnements hostiles
  • Lots de survie et signalisation
  • Formation en vu d'un amerrissage
  • Formation à la survie en milieu aquatique

Fiche de révision : Survie (terre et mer)

Ce module du CCA couvre les équipements de survie individuels et collectifs (balises ELT, gilets, radeaux), les priorités physiologiques face aux environnements hostiles et les techniques de signalisation aux secours, aussi bien en mer que sur terre.

Balises de détresse (ELT) et Cospas-Sarsat

  • Depuis le 1er février 2009, Cospas-Sarsat ne traite plus par satellite les fréquences 121,5 et 243 MHz : seule la 406 MHz (signal numérique codé) est détectée et localisée.
  • La 121,5 MHz reste émise par les ELT 406 MHz mais sert seulement au radioralliement (homing) local en phase finale.
  • ELT automatique fixe : armée par un capteur de décélération (g-switch), déclenchable aussi manuellement. ELT(S) : balise amovible, emportée dans le canot, activée par les survivants.

A retenir : 406 MHz = seule fréquence satellite depuis le 1er février 2009 (Cospas-Sarsat) ; 121,5 MHz = repérage local uniquement.

Gilet de sauvetage individuel

  • Gonflage uniquement hors de l'aéronef : gonflé dedans, il gêne l'évacuation et peut piéger l'occupant.
  • Lampe de repérage : pile hydroélectrique activée par l'eau de mer, autonomie 8 heures, intensité minimale 1 candela (FAA TSO-C85).
  • Tube buccal : gonflage de secours à la bouche, complément ou regonflage ultérieur, dégonflage possible.

A retenir : gilet gonflé uniquement à l'extérieur de l'avion ; lampe = pile hydroélectrique, 8 heures, 1 candela minimum.

Amerrissage et équipement collectif

  • Amerrissage préparé : délai suffisant pour sécuriser la cabine et briefer équipage et passagers ; non préparé : ce délai manque.
  • Toboggan convertible (slide/raft) : rampe d'évacuation puis, désolidarisé, radeau flottant. Ancre flottante : réduit la dérive, cap au vent.
  • Ligne d'amarrage : retient le canot au fuselage pendant l'embarquement, coupée avant que l'avion ne coule.
  • Une fois détaché, le canot s'écarte de l'épave sans quitter la zone : les recherches partent de la dernière position connue (OACI Doc 10002).

A retenir : toboggan convertible = double usage ; s'écarter de l'épave sans quitter la zone de l'accident.

Survie en mer : eau et hypothermie

  • Eau de mer interdite : sa salinité oblige les reins à mobiliser plus d'eau qu'elle n'en apporte, aggravant la déshydratation.
  • Sauf blessés, ne rien boire ni manger durant les 24 premières heures, puis rationner l'eau douce en petites quantités.
  • Bouillir l'eau de mer ne la dessale pas : seules la distillation ou l'osmose inverse produisent de l'eau douce.
  • Immersion : position HELP (genoux repliés, bras serrés) pour limiter la déperdition thermique. Hypothermie sous 35°C ; jamais d'alcool (vasodilatation, perte de chaleur accrue).

A retenir : jamais d'eau de mer ni d'alcool ; position HELP en immersion ; hypothermie sous 35°C.

Survie en milieu hostile terrestre : règle des 3

  • Règle des 3 : environ 3 minutes sans oxygène, 3 heures sans protection thermique extrême, 3 jours sans eau, 3 semaines sans nourriture.
  • Priorité après premiers secours : protection thermique, puis eau, puis nourriture. Coup de chaleur : plus de 40°C avec troubles neurologiques, urgence vitale.
MilieuDanger principalConduite prioritaire
DésertDéshydratation, hyperthermieOmbre, limiter l'effort aux heures chaudes
PolaireHypothermie (soif émoussée par le froid)Isoler du sol, fondre la neige avant de boire
ÉquatorialHumidité, infections, insectes vecteursProtéger la peau, traiter l'eau (abondante)

A retenir : règle des 3 = oxygène (3 min), protection (3 h), eau (3 j), nourriture (3 sem).

Signalisation et repérage par les secours

  • Miroir (héliographe) : réfléchit le soleil, usage diurne, viser bras tendu pour aligner l'éclat sur la cible.
  • Fumigènes orange : usage diurne, fort contraste sur la mer. Feu à main : usage nocturne, bras tendu, incliné au-dessus de l'eau, côté sous le vent.
  • Code sol-air (OACI Annexe 12) : V = besoin d'assistance, X = besoin d'assistance médicale, Y = oui, N = non.
  • Réponse de l'avion : ailes balancées de jour, phares allumés-éteints deux fois de nuit (IAMSAR III).

A retenir : miroir et fumigène de jour, feu à main de nuit ; V, X, Y, N = code sol-air OACI.

Extrait gratuit

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L'examen en bref, les 9 domaines du guide DGAC, le domaine des marchandises dangereuses en entier et un mini examen de 10 questions corrigé. En PDF, prêt à imprimer.

Deux questions d'exemple

Le format de l'entrainement : une question, quatre réponses, puis l'explication et la source officielle.

Sur quelle fréquence un émetteur de localisation d'urgence (ELT) doit-il transmettre pour être détecté par les satellites du système Cospas-Sarsat depuis le 1er février 2009 ?
  1. A500 kHz
  2. B243 MHz
  3. C406 MHz
  4. D121,5 MHz

Le 1er février 2009, Cospas-Sarsat a cessé le traitement satellite des fréquences 121,5 et 243 MHz. Seule la fréquence 406 MHz, numérique et codée, est désormais détectée par les satellites.

Source : Cospas-Sarsat / NOAA SARSAT (phase-out 121.5 MHz, 1er février 2009) ; OACI Doc 10002

Sur un ELT moderne 406 MHz, à quoi sert la fréquence 121,5 MHz également émise ?
  1. ADe canal de communication vocale avec le centre de coordination de sauvetage
  2. BDe fréquence de détresse maritime réservée aux navires
  3. CDe fréquence principale détectée par les satellites Cospas-Sarsat
  4. DDe radioralliement local pour guider les équipes de recherche en phase finale

Les ELT 406 MHz embarquent un émetteur de faible puissance sur 121,5 MHz servant uniquement de radioralliement (homing) pour localiser la balise en phase terminale ; cette fréquence n'est plus surveillée par satellite.

Source : SKYbrary (Emergency Locator Transmitter) ; Cospas-Sarsat