Domaine C05 du guide DGAC
Hypoxie, RCP, DSA, matériel de bord. 104 questions sourcées, dont 8 en découverte gratuite. Niveau difficile.
Ce que l'examen vérifie
Les notions que le guide DGAC de l'examen théorique (version du 1er décembre 2025) attend pour ce domaine.
- Notions d'anatomie et de physiologie
- Spécificités de l'environnement aéronautique
- Survie dans un environnement particulier
- Vols en altitude
- Hypoxie
- Réactions physiologiques dues aux vols en altitude
- Premiers secours liés à un état de malaise
- Gestion des effets physiologiques dus aux voyages
- Premiers secours liés aux circonstances, à un environnement particulier
- Premiers secours liés aux urgences potentielles
- Premiers secours liés aux situations de première urgence
- Utilisation du matériel disponible à bord
- La réanimation cardio-pulmonaire
- Hygiène élémentaire à bord et protection au quotidien
- Maladies infectieuses
- Manipulation des déchets hospitaliers à bord
- Désinsectisation d'un avion
- Prise en charge d'un décès à bord
Fiche de révision : Aspects aéromédicaux et premiers secours
Le module "Aspects aéromédicaux et premiers secours" du CCA couvre la physiologie du vol (hypoxie, hyperventilation, barotraumatismes), les gestes de secourisme (RCP, DAE, hémorragies, urgences médicales courantes), des bases d'anatomie et le cadre réglementaire des trousses médicales à bord.
Hypoxie et effets de l'altitude
- Hypoxie hypoxique : la pression partielle d'oxygène chute avec l'altitude (loi de Dalton), alors que le taux d'oxygène de l'air reste d'environ 21 %.
- Symptôme précoce trompeur : euphorie et fausse sensation de bien-être, qui retardent la prise de conscience du danger.
- Temps de conscience utile (TUC) : plusieurs minutes vers 22 000 à 25 000 ft, mais 15 à 20 secondes seulement vers 40 000 ft (encore réduit de moitié en cas de décompression rapide).
- Conduite à tenir : masque à oxygène sans délai dès l'apparition des signes.
- A retenir : plus l'altitude augmente, plus le TUC s'effondre ; l'euphorie masque le danger, d'où la nécessité d'agir vite.
Hyperventilation, cinétose et barotraumatismes
- Hyperventilation : respiration trop rapide ou profonde, souvent liée à l'anxiété, qui abaisse le CO2 sanguin (hypocapnie) et provoque vertiges et fourmillements.
- Cinétose (mal de l'air) : conflit entre les informations de l'oreille interne (équilibre) et celles de la vision, avec pâleur, sueurs et nausées.
- Otite barotraumatique : surtout à la descente, quand la pression cabine augmente et qu'un rhume obstrue la trompe d'Eustache.
- Prévention : déglutir, bâiller, mâcher, ou manoeuvre de Valsalva (nez pincé, bouche fermée, souffler doucement).
- A retenir : la descente est la phase à risque pour les oreilles ; des fourmillements sans cause d'altitude évoquent une hyperventilation, pas une hypoxie.
RCP et défibrillation (DAE/DSA)
| Paramètre RCP adulte | Valeur |
|---|---|
| Fréquence des compressions | 100 à 120/min |
| Profondeur | 5 à 6 cm |
| Ratio compressions/insufflations | 30 pour 2 |
- Le DAE/DSA analyse le rythme et ne propose un choc que s'il est défibrillable (fibrillation ou tachycardie ventriculaire) ; jamais en cas d'asystolie.
- Pendant l'analyse et le choc, personne ne touche la victime ; les compressions reprennent aussitôt après.
- Position latérale de sécurité : réservée à la victime inconsciente qui respire normalement ; sinon, RCP immédiate.
- Obstruction sévère des voies aériennes (adulte conscient) : alterner jusqu'à 5 claques dans le dos et 5 compressions abdominales (Heimlich).
- A retenir : 100 à 120/min, 5 à 6 cm, 30 pour 2 ; le DAE ne choque jamais une asystolie.
Urgences médicales à bord
- Hypoglycémie (diabétique conscient, capable d'avaler) : sucre rapide (jus de fruit, comprimés de glucose), jamais d'insuline.
- Anaphylaxie sévère : adrénaline (épinéphrine) en intramusculaire, souvent via l'auto-injecteur du passager.
- Convulsions : protéger la tête, écarter les objets dangereux, ne rien introduire dans la bouche, ne pas contenir les membres.
- Hémorragie externe : compression manuelle directe en premier geste, garrot seulement si elle est impossible ou inefficace.
- Brûlure du deuxième degré : phlyctènes (cloques) ; refroidir à l'eau tempérée, sans percer ni appliquer de corps gras.
- A retenir : chez un diabétique conscient, donner du sucre en cas de doute ; en anaphylaxie sévère, l'adrénaline IM est le seul traitement de référence.
Anatomie et physiologie essentielles
- Squelette humain : 206 os en moyenne chez l'adulte.
- Cage thoracique : protège le coeur et les poumons ; coeur à 4 cavités (2 oreillettes, 2 ventricules).
- Globules rouges : transportent l'oxygène grâce à l'hémoglobine.
- Échanges gazeux (O2/CO2) dans les alvéoles pulmonaires ; fréquence respiratoire normale au repos : 12 à 20/min.
- A retenir : ces repères permettent de reconnaître un signe anormal (fréquence, coloration) lors d'une évaluation rapide.
Cadre réglementaire, trousses et hygiène à bord
- Trousse de premiers secours (CAT.IDE.A.220, règlement UE 965/2012) : utilisée par le PNC ; nombre lié aux sièges (1 jusqu'à 100, 2 de 101 à 200, 3 de 201 à 300, etc.).
- Trousse médicale d'urgence (CAT.IDE.A.225) : réservée à un professionnel de santé qualifié présent à bord.
- Précautions standard (OMS) : sang et liquides biologiques considérés comme potentiellement infectieux, port de gants systématique.
- Décès en vol : le PNC n'a pas la qualité pour constater un décès (seul un médecin le peut) ; il applique la procédure prévue et informe le commandant de bord.
- A retenir : trousse de premiers secours = PNC, trousse médicale d'urgence = professionnel de santé ; constater un décès n'appartient jamais à l'équipage.
Extrait gratuit
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L'examen en bref, les 9 domaines du guide DGAC, le domaine des marchandises dangereuses en entier et un mini examen de 10 questions corrigé. En PDF, prêt à imprimer.
Deux questions d'exemple
Le format de l'entrainement : une question, quatre réponses, puis l'explication et la source officielle.
L'hypoxie hypoxique en vol est particulièrement dangereuse car son installation est insidieuse. Quel symptôme précoce, en donnant une fausse sensation de bien-être, la rend redoutable ?
- AL'euphorie, qui donne une impression trompeuse de compétence et de bien-être
- BUne douleur thoracique intense qui alerte immédiatement
- CUne perte de connaissance brutale sans aucun signe annonciateur
- DUne sudation abondante et des frissons systématiques
L'hypoxie ne provoque ni douleur ni inconfort marqué ; l'euphorie est l'un des premiers symptômes et donne une fausse sensation de bien-être, ce qui retarde la prise de conscience et la réaction du sujet.
Source : SKYbrary, article Hypoxia ; FAA Aviation Physiology - Hypoxia
Le temps de conscience utile (TUC) désigne la durée pendant laquelle une personne reste capable d'agir efficacement après une privation d'oxygène. Comment évolue-t-il lorsque l'altitude augmente ?
- AIl ne dépend que de l'âge du sujet, pas de l'altitude
- BIl reste identique quelle que soit l'altitude
- CIl diminue fortement, passant de plusieurs minutes à quelques secondes en haute altitude
- DIl augmente avec l'altitude car l'air est plus pur
Le TUC chute rapidement avec l'altitude : de l'ordre de plusieurs minutes vers 22 000 à 25 000 ft, il n'est plus que de quelques secondes vers 40 000 ft, et il est encore plus court en cas de décompression rapide.
Source : FAA Aviation Physiology ; SKYbrary, article Time of Useful Consciousness